Communistes

Dématérialisation des professions de foi : "La démocratie a un prix"

La dématérialisation annoncée des professions de foi pour les élections présidentielles et législatives va permettre que s'accroisse encore l'inégalité d'information.

Bien sûr, on ne peut ignorer les 105 hectares de forêts coupés pour subvenir en besoin papiers du matériel électoral de 2012, ni les 205 millions d'euros du coût payé par l'État. Cependant, cette dématérialisation va mettre à mal le pluralisme et la démocratie.

Non seulement tous les foyers, tous les électeurs n'ont pas le matériel informatique, ni la possibilité de lire le courrier électronique, mais en plus, cela impliquerait que l'État aient les adresses e-mail de millions de citoyens.

Le PCF propose, s'il s'agit vraiment d'économies et d'éthique, de baisser le plafond des dépenses pour l'élection présidentielle qui est aujourd'hui de 16,8 millions d'euros pour le 1er tour et de 22,5 millions d'euros pour le second tour. Ce remboursement, même plafonné, ne fait que favoriser les candidats qui ont déjà de gros moyens financiers, comme Nicolas Sarkozy qui aurait dépensé près de 46 millions d'euros en 2012.

La démocratie a un prix : permettre à chaque citoyen de pouvoir faire son choix à partir de documents écrits par les candidats eux-mêmes, reste le moyen le plus équitable et le plus juste.

Contre l'austérité : pour un service public du XXIème siècle !

LA DROITE VEUT DETRUIRE LES SERVICES PUBLICS PAR UN COUP DE FORCE!

François Fillon a remporté la primaire de la droite avec un programme destructeur pour les services publics : moins 500 000 fonctionnaires, prise en charge des seules maladies longue durée pour la Sécurité sociale....

La droite nous refait le coup des fonctionnaires inutiles et coûteux! Pour donner des services utiles à la population en pâture au privé et aux frais des citoyens! La fonction publique, au 70ème anniversaire de sa création, c'est un statut pour les besoins fondamentaux de la population, assurés de manière démocratique et efficace! Mais il faut mettre les moyens! Non aux classes à 35 élèves, non à la suppression des zones d'éducation prioritaire, non au surmenage des personnels hospitaliers toujours plus surchargés! Le passage aux 39 heures ne réglerait pas le problème et causerait du chômage supplémentaire.

NON A LA SUPPRESSION DE POSTES DANS LA FONCTION PUBLIQUE !

Les services publics, nos biens communs, méritent mieux que le traitement qui leur est infligé. Dans un moment de crise sociale et économique profonde, la question des services publics resurgit au cœur des débats comme une réponse incontournable structurante d'une nouvelle société plus humaine et solidaire. Partout dans nos territoires les luttes se multiplient contre les politiques d'austérité pour empêcher la fermeture du bureau de poste du quartier, la fermeture des services de l'hôpital voisin, de la classe de l'école communale ou la suppression d'une ligne ferroviaire. Mettons un coup d'arrêt à la diabolisation de « la dépense publique » pour obtenir des avancées concrètes pour le service public du XXIème siècle !

POUR UN MONDE SOLIDAIRE ET FRATERNEL, PLUS DE SERVICES PUBLICS!

Un appel citoyen de CONVERGENCE NATIONALE SERVICES PUBLICS «pour les services publics et la protection sociale du XXIème siècle », lancé par les Assises du service public du 21ème siècle, le 19 novembre dernier, s'adresse à l'ensemble des citoyens qui devront se prononcer à travers leurs votes au printemps prochain, sur l'avenir des services publics, pour conjuguer toutes les initiatives et les actions nécessaires pour faire des services publics un enjeu sociétal et environnemental majeur, pour que renaisse l'espoir d'une société solidaire.

Rejoignons cet appel et rassemblons nous pour un égal accès au service public sur tout le territoire, que l'on habite à la ville ou à la campagne! C'est une question démocratique de la plus haute importance: répondre aux besoins de la population grâce à une fiscalité plus juste, au lieu de la suppression de l'impôt sur la fortune, en s'attaquant aux profits financiers des grands groupes et à l'évasion fiscale (60 à 80 milliards d'euros par an), grâce à une sécurité sociale reconquise par le peuple. C'est ce que porte le Parti communiste français dans son programme La France en commun.

Sauver notre viticulture

Les grossiums du vin commercialisent plus de 80% des vins de notre vignoble.

Ils ne sont plus qu'une poignée depuis 25 ans. Ils imposent donc à la fois les goûts que le vins doivent avoir mais aussi leurs prix. Bien souvent en dessous du coût de production. Ce qui a conduit à la disparition de 80% des vignerons du Beaujolais.

Et oui, il n'y a qu'en matière d'agriculture qu'il est toléré de vendre à perte (pour leproducteur !) dans notre pays.Il faut savoir que 70% des paysans français peuvent prétendre au R.S.A.

Les autorités publiques doivent absolument fixer des prix planchers et rémunérateurs. Par le biais des cabinets comptables, il est facile de déterminer les coûts de production et de fonctionnement moyens.De plus, pour les vins comme pour le reste des produits agricoles, il suffirait que le législateur active une loi existante depuis trente ans : le coefficient multiplicateur. C'est-à-dire que si l'acheteur en gros veut une marge, il ne peut revendre en dessous de celui-ci.Sans mettre le couteau sous la gorge des paysans. Par exemple, en prenant un coefficient de1.5%, s'il achète un produit de bouche 1€, il ne peut revendre à moins de 1.5€.

Les deux outils combinés, le grossium ne peut casser les prix et les paysans peuvent vivre de leur métier.

Est-ce à l'argent publique de suppléer à la politique dévastatrice des centrales d'achat ? Qu'il s'agisse de primes européennes (économie virtuelle des exploitations),d'aides ponctuelles (conseil régional, départemental) cet argent, au final, comble partiellement les « lacunes » des acheteurs en gros.On ressasse aux paysans qu'ils doivent développer l'agro-tourisme. Mais comment fera-t-on quand il n'y aura plus de femmes et d'hommes pour entretenir les paysages par leur métier.

On voit bien à travers le beaujolais les nombreuses friches qui accueillaient auparavant des vignes. C'est triste.Les dirigeants locaux insistent depuis des années auprès des vignerons pour qu'ils accroissent la vente directe... en vendant leurs bouteilles au-delà de 15 €. Mais nulle part il n'est conseillé d'augmenter les salaires et pensions massivement dans notre pays ! Si l'on compare les courbes du chômage et celle de la consommation de vin, elles sont inversement proportionnelles. Le vin n'est plus un produit de première nécessité, aussi les ventes diminuent elles au fur et à mesure que les pouvoirs d'achat s'érodent.

Si les dirigeants politiques n'interviennent pas, on assistera à la généralisation de ce qui est né depuis quelques années : des « investisseurs » achètent des terres agricoles, forment de gigantesques domaines. Puis ils font travailler les cultures -pour des salaires de misère- par des travailleurs détachés. Si bien que dans le futur, en France, il risque fort qu'il n'y ait plus de vignerons mais toujours du « vin » produit. Des vins industriels et uniformes. Subsisteront quelques vins très chers que seuls les nantis pourront s'offrir. Pour tous les autres citoyens : des vins bas de gamme sans intérêt gustatif.

C'est bel et bien en remettant l'Homme au cœur de la société -en agriculture comme dans les autres secteurs d'activité- que l'humanité progressera

Un viticulteur du beaujolais